(Agence Ecofin) – Au Sénégal, une deuxième start-up annonce avoir mobilisé des ressources pour son développement après PAPS. Cette opération marque une croissance de l’intérêt pour le secteur de l’e-logistique en Afrique de l’Ouest.

Un groupe de capital-risqueurs emmené par des spécialistes du secteur, dont Century Oak Capital, a manifesté sa confiance quant aux perspectives de croissance de l’entreprise sénégalaise Chargel, spécialisée dans la mise en réseau via les technologies des sociétés de fret, avec de potentiels clients ou utilisateurs de leurs services.

Ce collectif a investi un montant estimé à 750 000 $ pour permettre un premier amorçage de Chargel, dans la réalisation des premières étapes de son développement. « Nous sommes super enthousiasmés par la réponse qu’on a reçue des expéditeurs et des transporteurs pendant la phase pilote, et sommes impatients de nous lancer dans notre mission de rendre le convoyage plus efficace, fiable et transparent dans notre région », a fait savoir Moustapha Ndoye, cofondateur et directeur de l’entreprise.

Au-delà du modèle économique de l’entreprise bénéficiaire de ce financement, qui est de rapprocher les demandeurs de services de fret de leurs fournisseurs de services, les investisseurs ont surtout choisi de faire confiance à la capacité des dirigeants de Chargel à mener à bien le projet, et créer une activité rentable et capable de les hisser en position de leaders dans leur secteur.

Chargel est la deuxième entreprise d’e-logistique à réussir un cycle de financement cette année, après les 4,5 millions $ mobilisés par PAPS, fin janvier dernier. L’opération avait connu la participation de plusieurs investisseurs, dont Proparco, le groupe Orange et des entités comme Enza Capital.

L’e-logistique est considérée comme un segment de rentabilité future pour le capital-risque. Si on voit se développer une activité de livraison aux utilisateurs finaux, la demande pour des PME ayant besoin de se faire approvisionner représente une niche de croissance.